09 février 2006

En vrac et comme ça vient (suite 5)

Perte de temps : -Bernard Stiegler a bien analysé ce processus de la tendance lourde de nos sociétés à ne fonctionner que sur une pure synchronie. Même quand il est question de mémoire, d'histoire, ou alors d'avenir, cela se fait sur un mode synchrone, c'est-à-dire en fonction des impératifs d'un ici et maintenant perpétuel. Il n'est plus d'autres temps que celui-ci, ni d'autres lieux hors le monde marchand. Ce présent qui ne cesse induit la consommation compulsive du temps lui-même, au travers toute sorte d'objets plus ou moins... [Lire la suite]
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05 février 2006

En vrac et comme ça vient (suite 4)

Vivre ensemble : -L'égoïste ne se reconnaît que lui-même comme source et comme principe, tout le reste, les autres, le monde, les choses sont mis dans une position de sujétion, ils occupent une place secondaire, ils ne sont que les instruments du vouloir du sujet. -En partant d'un questionnement sur le je et son impossibilité, on en arrive à des questions qui touchent à la communauté -et donc au politique. On est là sur un seuil. Chose étrange, le je, en faisant retour sur lui-même, ouvre l'espace infiniment plus vaste du... [Lire la suite]
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02 février 2006

En vrac et comme ça vient (suite 3)

Bruit blanc : -La fatigue. Elle laisse Ombre dans un état second. Les idées y sont flottantes, évanescentes, ce n'est plus une crispation du cerveau qui bloque la pensée, mais le sentiment qu'elle se tient là en une attente vague. La fatigue semble rendre la pensée accessible, atteignable, dans un mouvement de dérive sans sujet -ni objet. Elle est un vide présent où bruit du sens comme un bruit blanc, rien ne s'y énonce ni ne se prononce, juste un murmure abrasif qui envahit tout. -Ombre observe ce qui se passe et ce qu'il y a... [Lire la suite]
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31 janvier 2006

En vrac et comme ça vient (suite 2)

Disparition : -À je le monde est impossible, je se tient toujours à la périphérie, le bord, le seuil parfois, mais n’y vient pas, je pour ainsi dire jamais venu au monde, né sans venir, la tête la première à reculon, commence par mourir, quitte le monde en y entrant, le maintient aussi loin que près, le monde déjà-là interdit je dans sa venue, dehors irrecevable, singulier, étrange, étranger de même qu’inquiétant. Non qu’il ne l’accueille -il ne le refuse, ni ne l’ejecte, le rejette, ne l’exclue-, mais je n’y a pas vu le jour, n’a... [Lire la suite]
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30 janvier 2006

En vrac et comme ça vient (suite)

Origine de la fin : -Le péché originel, pour le nommer, n'est autre que la conquête de la liberté de l'homme, son arrachement à la sphère de l'éternel, et le début de la mort du dieu. La transgression de la perfection est ce qui voue le dieu à la mort, à la disparition absolue. -Quand il n'y a plus qu'un seul dieu comme origine et principe de tout ce qui est, c'est comme s'il n'y en avait déjà plus aucun. Le chemin de l'Un est aussi celui de Sa disparition. -L'invention de la trinité par les chrétiens est une tentative pour... [Lire la suite]
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29 janvier 2006

En vrac et comme ça vient

Nom de l'anonymat : -La ville. Elle est maintenant, ici, l'évidence, l'espace "naturelle" où se déploie la conscience. Elle s'affirme comme la vérité du monde. -Le devenir urbain du monde matérialise le devenir humain de l'homme et marque sa dé-naturalisation. La ville se fait dans un éloignement toujours plus grand avec la nature. Elle refoulée et son retour est toujours catastrophique -tsunamis, tempêtes, ouragans, tornades, tremblements de terre, innondations, glissements de terrain. -La ville est le nom de l'anonymat de... [Lire la suite]
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